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Recherche: Luc Asselin
Montréal, le 9 octobre 2013
(PC) On a annoncé ce matin la fermeture
du restaurant Newtown bien connu sur la rue Crescent,
lune des artères les plus fréquentées
de la métropole du Québec. Cette fermeture semble
sonner le glas de la compétition automobile montréalaise,
selon les experts.
On se souviendra que la descente aux enfers de la course
automobile à Montréal avait commencé
en 2003, alors que le Grand Prix de formule 1 y avait
été présenté pour la dernière
fois. Des tentatives de renflouement du circuit Gilles-Villeneuve
ont été entreprises sans succès. Ainsi
une épreuve de la compétition Champ Car y avait
été tenue deux années de suite jusquà
ce que lorganisation, criblée de dettes, fermes
les livres. Ensuite, des entrepreneurs locaux auront tenté
de remettre le circuit au goût du jour: les Hivernales
de la motoneige et le marathon de quadricyle, entre autres.
Confié au secteur privé, le circuit avait ensuite
connu une seconde vie en tant que plus longue piste de go-kart
au monde. Malheureusement, des opérations financières
douteuses avaient provoqué une faillite retentissante
du site, laquelle avait entraîné la démission
du ministre fédéral aux Sports et loisirs de
lépoque, M. Jean Charest.
Le fondateur du Newtown, M. Jacques Villeneuve, avait
été remplacé au conseil dadministration
du restaurant il y a plusieurs années pour des raisons
de santé. En effet, on avait diagnostiqué chez
lui un mauvais cas de gourme. On sait que son retour à
la formule 1 semble devoir se concrétiser dici
quelques années après être demeuré
incertain depuis 2003, année où il avait jugé
avoir réalisé ses principaux objectifs de carrière.
Il a commenté la fermeture du Newtown par communiqué
depuis Monaco où il travaille à mettre sur pied
un casino-restaurant dont les travaux ne sont pas actuellement
terminés à cause de problèmes reliés
à la mécanique des bâtiments. Selon lui,
la fin des activités du Newtown, remplacé
par un café littéraire, «est une perte
importante pour les infrastructures touristiques de la ville»
et que, «sur le plan culturel, [ce] glissement dactivité
ne peut que se traduire par un déclin [pour] un quartier
qui sait si bien traduire lhéritage français
du Québec».
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