Par Jay Zukry
Recherche: Luc Asselin

Introduction

Comme nous l’avons vu précédemment (2), la solution au réchauffement planétaire, quoique simple, peut présenter quelques inconvénients, tout au moins aux yeux d’une fraction importante de la population, et même auprès d’une frange généralement mal informée du personnel politique, en particulier au sein de l’opposition gauchisante, conséquence plus ou moins désirable du phénomène démocratique. Heureusement, il existe quantité de recours qui peuvent facilement atténuer les quelques inconvénients d’une attaque nucléaire globale.

Tout d’abord, notons que ces inconvénients sont principalement de trois ordres : 1) Inconvénients pour la population humaine; 2) Inconvénients pour les autres formes de vie; 3) Inconvénients pour les infrastructures et les ressources. Voyons-les dans l’ordre en même temps que les solutions disponibles.

1) Inconvénients pour la population humaine

Il est évident qu’une attaque thermonucléaire engageant 2 400 têtes stratégiques (2) aura des effets néfastes sur les régions peuplées. Certes, nos gouvernements occidentaux ont bien entendu pris des précautions, et ce, depuis les débuts de la guerre froide. Ainsi, nombre d’installations souterraines ont été aménagées afin de permettre aux gouvernements, aux militaires et à leurs principaux collaborateurs, en particulier du domaine industriel, d’y trouver refuge en toute sécurité. À cause de restrictions budgétaires aisément compréhensibles, il n’a pas été possible d’assurer des abris antiatomiques pour l’ensemble de la population. Il s’ensuit, conséquemment, qu’une fraction plus ou moins importante de citoyens devront faire face aux inconvénients directs entraînés par l’explosion d’un nombre relativement restreint d’armes nucléaires dans l’atmosphère.

Insistons sur le fait que les 2 400 têtes stratégiques nécessaires pour éliminer le réchauffement planétaire par le biais de l’hiver nucléaire, pourront facilement être lancées vers des pays de l’hémisphère sud, limitant ainsi le nombre de victimes au moment des explosions. Évidemment, les retombées radioactives seront inévitables. Il est même essentiel qu’elles aient lieu, puisque ce sont justement les poussières et les fumées chargées de particules radioactives qui bloqueront les rayons du soleil et qui enrayeront ainsi le phénomène du réchauffement planétaire.

Les scénarios estiment que la population devant ainsi périr ne représenterait que 50% à 75% de l’hémisphère nord. Bien entendu, compte tenu du fait qu’une bonne part des réserves de nourriture et de l’eau potable seraient contaminées, il faudra compter un nombre supplémentaire de victimes dans les années subséquentes. Par ailleurs, l’effondrement des systèmes sociaux et des réseaux économiques entraînerait certainement une régression culturelle, de sorte que, au moment où les descendants des rescapés sortiraient de leurs abris, les survivants des attaques présenteraient sans doute une menace. Afin d’éliminer ce problème potentiel en temps voulu, il suffit alors d’entreposer dans les abris suffisamment d’armes et de munitions afin de faciliter l’enlèvement des populations livrées à la barbarie, qui pourraient présenter un obstacle à la réinsertion de la civilisation et à la remise en place de la population humaine.

Par ailleurs, la solution au réchauffement climatique permettrait de solutionner divers autres questions qui sont de plus en plus criantes dans nos sociétés : la surpopulation, l’immigration illégale, la pauvreté, la criminalité et les revendications sociales.

2) Inconvénients pour les autres formes de vie

Il est incontournable que les abris destinés à la population humaine doivent réserver un espace non négligeable aux espèces animales dont les rescapés auront besoin dans les années à venir3 ainsi qu’aux réserves alimentaires qui leur seront nécessaires. Évidemment, il faudrait faire preuve d’une bien courte vue pour ne pas comprendre que ces animaux dépendent d’un certain environnement pour prospérer et qu’ils nécessitent une nourriture qui leur convienne. Or, comme on s’en doute, qu’il s’agisse des espèces animales ou des espèces végétales étant restées en surface, certaines d’entre elles, et possiblement la majorité, pourraient être totalement et irrémédiablement anéanties par l’attaque nucléaire. Comment nourrir le cheptel dans de telles conditions?

Certes des serres souterraines pourront, pendant un temps assez long garder en vie des plantes utilitaires, mais seront-elles suffisantes pour ensemencer la planète une fois que le bétail aura été ramené à la surface? Rien n’est moins sûr. C’est ici que la manipulation du génotype vient à la rescousse des scientifiques. Comme ces derniers seront confinés dans les abris pendant un temps somme toute suffisant, ils pourront développer facilement des organismes modifiés génétiquement qui pourront s’accommoder des ressources nutritives disponibles à la surface au lendemain de l’attaque. Et quelles seront ces ressources? Essentiellement, des cafards, cancrelats et autres blattes qui, cela est attesté, seraient pratiquement les seuls êtres vivants à résister à une conflagration nucléaire directe et à ses effets secondaires à long terme. En développant un cheptel pouvant se nourrir de ces insectes, la population humaine, à sa sortie des abris, pourrait ainsi se prémunir contre la faim de manière définitive.

Soulignons que la solution au réchauffement climatique aurait aussi des effets bénéfiques quant à d’autres problèmes concernant le règne animal : supprimer les abeilles africaines tueuses; venir à bout d’espèces nouvelles et redoutables comme les écureuils volants et les anguilles électriques; éliminer les prédateurs d’espèces menacées, etc.

3) Inconvénients pour les infrastructures et les ressources

Disons-le tout net: les inconvénients pour les ressources naturelles seront minimes. Les rayons gamma les plus intenses ne pénètrent qu’à une profondeur de 60 cm dans le sol et à 1 m dans l’eau. Dès lors, tous les gisements de pétrole et de gaz, et toutes les mines de métaux, de charbon et de pierres précieuses seront à l’abri, à condition d’empêcher quelque indésirable d’y trouver refuge.

Certes, d’autres ressources naturelles, comme les forêts entre autres, souffriront quelque peu. Mais, heureusement, les matières appelées à disparaître au moment de l’attaque sont généralement régénératrices et, avec une aide de la manipulation génétique, pourront sans doute être rétablies très rapidement une fois qu’elles auront été transplantées, en temps opportun, depuis les serres des abris souterrains.

Dans ce domaine au moins, les impacts seraient très relatifs et n’entraveraient que très peu le travail de reconstruction. Par ailleurs, la solution au réchauffement climatique permettrait de régler immédiatement certaines questions problématiques comme la persistance de la jungle amazonienne et de la forêt boréale, l’existence de bidonvilles autour de certaines métropoles et la nécessité de payer les ressources naturelles au prix du marché.

Conclusion

Il est désormais évident que la solution au réchauffement climatique, grâce à quelques ajustements relativement simples, ne présente aucun inconvénient insoluble. Bien au contraire, mis à part certains ajustements mineurs, cette solution assure à la population humaine un avenir brillant à l’abri du besoin et des problèmes environnementaux pour nombre de générations. Il suffit désormais, à l’aide d’un lobbying adéquat, de sensibiliser les gouvernants quant à la nécessité de prendre les mesures nécessaires afin que, d’ici environ un siècle tout au plus, l’ensemble des nations développées puissent mettre de l’avant ce programme désormais considéré comme incontournable et même hautement souhaitable.


1) Tiré d’une communication présentée au Think Tank de Los Alamos constitué par l’administration Bush en réponse aux exigences du Protocole de Kyoto.

2) Voir l’article précédent du professeur Zukry “Towards a solution to global warming” publié dans la revue World ‘R’ U.S., p. 1331-1335, vol. 41, no 6, juin 2002.

3) Notons pour référence qu’une attaque thermonucléaire restreinte de 2 400 têtes stratégiques propulserait dans l’atmosphère des particules lourdes. Ces dernières comprennent, entre autres, des éléments radioactifs allant de l’iode 131, possédant une période de 8 jours, jusqu’au strontium 90 qui a une période de 24 000 ans, tout au plus.


 

 
 
   

 

 

 

Idéalement, les explosions seraient disposées stratégiquement, de façon à anéantir un minimum de villes importantes.

 

 

En tenant compte des courants aériens, les nuages des différents points d’impact se combineraient pour venir envelopper délicatement le globe.

 

 

Les grands vents provoqués par les formidables déflagrations assureraient une répartition optimale des matières en suspension.

 

 

S’il nous est offert une solution à l’épineux problème de la pauvreté, nous ne pouvons décemment l’ignorer.

 

 

Pour bien rassurer les citoyens, il faudra prévoir un déploiement de troupes comme nous n’en avons jamais connu.

 

 

Bien sûr, les forêts en souffriront
quelque peu.

 

Quelques idées fausses au sujet des effets d’une attaque thermonucléaire

Cela pourrait fissurer la planète
   tout entière et la faire exploser.

Cela pourrait faire bouillir
   les océans.

Cela pourrait changer l’axe de
   rotation de la Terre.

Cela pourrait faire fondre les pôles.

Cela pourrait faire sombrer dans
   l’océan des continents entiers.