Par Jay Zukry
Recherche: Luc Asselin

Les scientifiques ont remarqué, ces dernières années, que le climat se réchauffe en moyenne de 0,06°C annuellement. Si cette tendance se maintient, on peut en déduire sans risque de se tromper que notre planète verra sa température moyenne haussée de 6 °C en 2100 par rapport à aujourd’hui.

Évidemment, les apologistes de l’apocalypse poussent actuellement les hauts cris. En effet, quelles seront les conséquences sur l’humanité, et sur les formes de vie, d’un tel réchauffement? L’avenir de l’espèce est-il en jeu?

Sans doute.

Quelles solutions ces apôtres cataclysmiques proposent-ils? Des approches imbuvables et inacceptables. Jugeons plutôt: limiter la production industrielle; réduire notre consommation; trouver des sources d’énergie alternatives; «capturer» les gaz à effet de serre. De bien belles idées puisées dans un absolu irréalisable, mais qui nous condamnent à terme à se retrouver au même niveau que des pays en voie de développement, suivant en cela le schéma de la Russie post-socialiste.

Au-delà des vœux pieux et du constat d’impuissance fourni par les environnementalistes devant la gravité du problème, il revient aux esprits supérieurs comme le mien, toujours placés à l’avant-garde du progrès scientifique et des principes axiologiques les plus stricts, de trouver des solutions pratiques et immédiates afin de contrer, dès aujourd’hui, un problème dont les effets se feront sentir beaucoup plus tard.

Le plus étonnant dans cette problématique, c’est que la solution la plus efficace et, partant, la plus simple est en ce moment même entre nos mains. C’est-à-dire entre les mains qui sont responsables du présent et qui sont ainsi garantes de l’avenir. En effet, nos dirigeants occidentaux, dans leur profonde sagesse – et je dirais grâce à une prévoyance comparable à nulle autre – ont su garantir notre prééminence stratégique dès les temps les plus reculés de la guerre froide. Dès lors, nous sommes présentement dotés, en particulier chez nous en Amérique du Nord, d’un des plus vastes arsenaux de bombes thermonucléaires du monde.

Les savants des années 1980 avaient déjà prévu que, en cas de guerre thermonucléaire globale, les effets à long terme seraient multiples – et pas tous néfastes. Certes, un tel conflit engendrerait un nombre inouï de victimes, des destructions inimaginables et des retombées radioactives qui empoisonneraient la planète pour des générations à venir.

Mais tout ne serait pas sombre pour autant au lendemain d’une attaque de ce genre. En effet, selon tous les modèles théoriques présentés, les poussières projetées dans l’atmosphère y resteraient en suspension pendant des mois, bloquant tous les rayons du soleil et créant ainsi un phénomène appelé l’«hiver nucléaire». Selon les projections les plus conservatrices – et donc les plus fiables –, l’explosion de 4 000 têtes stratégiques (i.e.: bombes H ou thermonucléaires) aurait entraîné un hiver nucléaire qui abaisserait les températures de la planète de 10 °C.

Dès lors, et afin d’équilibrer le climat planétaire, il nous suffit de déclencher un conflit thermonucléaire global – heureusement nous ne manquons pas d’ennemis! – au moment propice. Ainsi, en 2100, et pour compenser un réchauffement climatique de 6 °C, il suffira de faire exploser dans l’atmosphère terrestre environ 2 400 têtes stratégiques afin de disspier le réchauffement indésirable.

L’intérêt majeur de cette solution simple et efficace est de permettre à nos sociétés modernes de poursuivre leur évolution actuelle sans se soucier de l’avenir de la planète, puisque notre technologie actuelle est garante de l’équilibre qui est si cher à nos cœurs et qui correspond si étroitement à nos valeurs néo-libérales.
 
 
Tiré d’une communication présentée au Think Tank de Los Alamos constitué par l’administration Bush en réponse aux exigences du Protocole de Kyoto.
 
Dans son prochain article, le professeur Zukry traitera des autres avantages d’un conflit thermonucléaire global et des quelques précautions à prendre aur le plan sociétal afin d’en atténuer les inévitables inconvénients.



 

 
 

 

 

 

Le réchauffement climatique: tous les graphiques le démontrent.

 

 

Manifestant écolo typique.

 

 

Seulement 2 400 de ces bébés suffiraient à faire le travail. Une aubaine!

 

 

Vue d’artiste du phénomène appelé «hiver nucléaire».