Vous pouvez participer
à CornedeBrume.com

Pour en savoir plus ›››

Vous voulez faire un commentaire sur l'actualité, vous avez un article à signaler ou un site Internet à suggérer?
Écrivez-nous

 


CornedeBrume.com
est hébergé par
VirusDesign.com,
le projet de réseau.
Pour en savoir plus ›››


Pour nous rejoindre
Contact@VirusDesign.com

 

Contribuez à soutenir le projet de réseau tout en étant resplendissant dans un de nos (magnifiques) t-shirts sérigraphiés (à la main et en petites séries).

Soyez le premier de votre groupe, de votre quartier, de votre ville, pays ou continent à porter un de nos t-shirts!

 


Combattez la novlangue!
Participez à notre dictionnaire maison.

Entrez ›››

 
Hong-Kong


Néo-démocratie et vieux réflexes

par Luc Asselin

Le 12 septembre 2004, on a assisté à un phénomène relativement récent à Hong-Kong, l’ancienne colonie. En effet, des élections s’y sont tenues. On se rappellera que la ville et ses territoires limitrophes avaient été rendus à la Chine par le Royaume-Uni le 1er juillet 1997 au terme du bail les ayant cédés à l’empire britannique (traité de Nanking [1842] et les deux conventions de Pékin [1861 et 1898]).

Les observateurs internationaux ont eu quelque difficulté à cacher leur déception au vu des résultats. En effet, les Hong-kongais n’ont pas semblé accorder leur confiance au mouvement réformiste qui, dans cette « région administrative spéciale », réclame plus de libertés face au pouvoir central siégeant à Pékin. Les élections passées, en particulier celle de 1998, un an après la rétrocession, avaient laissé planer quelque doute quant à la transparence du processus démocratique. Aujourd’hui encore, quoiqu’ils ne disposent d’aucune preuve à cet effet, certains critiques laissent sous-entendre que de possibles malversations aient entaché les élections, ce qui expliquerait la faible représentation des réformistes au sein du LegCo (Conseil législatif).

Évidemment, tout le monde s’entend pour dire que le gouvernement chinois n’est pas, en soi, un exemple flamboyant de démocratie. La Chine l’a peut-être été au moment de la Révolution culturelle, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. De là à ce que certains soupçonnent Pékin d’une hostilité latente envers la démocratie à Hong-Kong, il n’y a qu’un pas. Le premier étant le seul qui coûte, il n’y a pas loin de là à ce qu’on soupçonne le pouvoir central d’avoir faussé le résultat du scrutin.

Il est vrai que, en Occident, nous en connaissons un bout en ce qui a trait à la fraude électorale et aux élections détournées. L’exemple des présidentielles yankees de 2000 est à ce chapitre un incontournable. Dès lors, nous sommes bien placés pour reprocher à autrui ce que nous pratiquons nous-mêmes avec une expérience et une habileté consommées.

Mais ce n’est pas l’essentiel de notre propos. Après tout, on peut faire dire n’importe quoi aux rumeurs, aux insinuations et à la mauvaise volonté. Tant qu’on ne peut rien prouver, on peut tout se permettre. « A beau mentir qui regarde de loin », comme le veut si bien le dicton.

Contentons-nous de remarquer un fait. Depuis 1997, l’année du retour de Hong-Kong dans le giron de la Chine, il y a eu trois élections législatives. Trois en sept ans, on a beau dire tout de même, c’est une excellente moyenne. La première d’entre elles, comme il était mentionné plus haut, s’est tenue un an après la prise du pouvoir par Pékin.

Savez-vous combien de temps il a fallu entre la prise de possession par les Britanniques de Hong-Kong (1842) et les premières élections législatives organisées sous leur mandat? Cent cinquante ans!

Mais évidemment, celles-là étaient irréprochables…

*

13 septembre 2004