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courtoisie de l’armée américaine
Une guerre à être fier de
par Normand Bastien
Dans un texte qui circule abondamment sur la toile, le sympathique
Christopher
Hitchens dresse une liste des 10 meilleures raisons pour
justifier la guerre en Irak.
Emportés par une vague de positivisme qui veut que la hausse
du prix du pétrole soit une bénédiction pour
l’environnement – mais surtout pour la future république
d’Alberta, que le smog ralentisse l’effet de serre,
que la surtaxe américaine sur le bois d’oeuvre canadien
soit excellente parce qu’elle protège nos forêts,
que la survie du système de santé canadien passe par
sa privatisation, que le Parti libéral du Canada retrouve
sa majorité dès les prochaines élections et
que Jean Charest soit la meilleure personne pour protéger
le bien commun contre les assauts des fonctionnaires et des syndicats,
il semble en effet que le moment soit bien choisi pour tenter de
réhabiliter cette guerre honnie injustement. Nous gardons
l’oeil ouvert pour une liste des 10 meilleures raisons pour
justifier l’ouragan Katrina.
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10 raisons pour justifier la guerre en Irak
Traduction
maison
(1) La chute des talibans et des baasistes, et la révélation
des liens qui les unissaient dans un pacte de type hitlero-stalinien.
Abou Mousab al-Zarqaoui, qui a quitté l’Afghanistan
pour l’Irak avant l’intervention de la coalition, s’est
même donné la peine de nommer son organisation al-Quaïda
en Mésopotamie.
(2) La capitulation subséquente de la Lybie de Kadafi quant
aux armes de destruction massive – une capitulation qui n’a
pas été offerte à Kofi Annan ou à l’Europe,
mais à Blair et à Bush.
(3) La découverte du réseau du Docteur Khan, qui
effectuait le transfert illicite de technologies nucléaires
vers la Lybie, l’Iran et la Corée du Nord.
(4) La reconnaissance par les Nations Unies de la nécessité
de leur propre réforme, et la mise au jour d’un réseau
quasi criminel au sein de leur élite.
(5) L’admission par le président Chirac et le chancelier
Schröder, lorsque confrontés avec les preuves irréfutables
des tricheries et du non-respect des traités officiels de
la part de l’Iran, que rien de cela ne saurait modifier leur
position de neutralité. (Ce dont on avait déjà
pu se douter dans le cas de l’Irak.)
(6) La possibilité de certifier que l’Irak est désarmé,
plutôt que de se fier à la parole d’un autocrate
psychopathe.
(7) Les immenses gains effectués par la plus grande minorité
sans État de la région – les Kurdes –
ce qui constitue un exemple pour les autres États.
(8) L’effet d’entraînement qui a encouragé
les mouvements sociaux et démocratiques en Égypte,
en Syrie et particulièrement au Liban, qui a retrouvé
une forme d’autonomie.
(9) La mort violente et humiliante de milliers d’infiltrateurs
benladennistes en Afghanistan et en Irak, et la perspective
réelle de voir augmenter grandement ce nombre.
(10) L’entraînement et le durcissement de plusieurs
milliers de soldats américains, hommes et femmes, dans cet
affrontement contre les forces nihilistes et absolutistes. Entraînement
et durcissement qui seront certainement utiles dans les combats
à venir.
*
A
War to Be Proud Of
Christopher Hitchens, The Weekly Standard
09/05/2005, Volume 010, Issue 47
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