
Occupations militaires
La prostitution érigée en système
Richard Poulin, Le Devoir, 26 mai 2004
Les soldats de la force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) et le
personnel de l’ONU contribuent à alimenter l’essor
de la prostitution dans la province de Serbie à majorité
albanaise, affirme Amnesty International dans un rapport rendu public
le 6 mai dernier. (...)
Il semble paradoxal que dans un pays qui a connu les horreurs de
la guerre civile, certaines des violations des droits humains les
plus élémentaires soient commises par la communauté
internationale censée apporter la paix et permettre la reconstruction
du pays. Toutefois, ce paradoxe n’en est pas un: le stationnement
de troupes armées d’occupation développe les
infrastructures prostitutionnelles et, par conséquent, la
traite des femmes et des enfants aux fins de prostitution. Cet essor
se traduit également par une augmentation de la clientèle
locale et régionale.
La mise en place de telles infrastructures est encouragée,
sinon pilotée par les forces d’occupation. Elle est
l’une des fondations sur lesquelles se déploie le tourisme
sexuel.
LeDevoir.com
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Besoin de bed-in
Guy Taillefer, Le Devoir, 27 mai 2004
Les droits humains sont «sacrifiés»
au nom de la sécurité, dénonce Amnesty International.
Regard extrêmement sombre que celui posé sur le monde
par Amnesty International dans son dernier rapport annuel. «Jamais
les droits humains et le droit international n’ont été
aussi systématiquement attaqués depuis la proclamation
de la Déclaration universelle, en 1948», affirme
Michel Frenette, directeur général d’AI au Québec.
De graves reculs attribuables, selon l’organisation, autant
aux exactions commises par les groupes terroristes qu’aux
violations commises par les États, l’américain
au premier chef, au nom d’impératifs sécuritaires.
LeDevoir.com
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Nécessaire, la torture?
Christian Rioux, L’actualité,
30 mai 2004
La torture des prisonniers est inévitable. Mais il faut
la réglementer, dit le criminaliste américain Alan
Dershowitz.
Ses ennemis l’ont surnommé «professeur Torture».
Alan Dershowitz, qui enseigne le droit à l’Université
Harvard n’y va pas par quatre chemins: il soutient que la
torture est inévitable, que l’humiliation fait partie
des techniques normales d’interrogatoire et qu’au lieu
de se voiler la face les États feraient mieux d’en
réglementer l’usage. Les photos des traitements infligés
aux prisonniers irakiens à la prison d’Abou Ghraib
ne l’ont pas ébranlé.
Lactualité.com
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