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Irak


George Bush promet «une pleine souveraineté» aux Irakiens

Patrick Jarreau, Le Monde, 25 mai 2004

Le président américain a, lundi 24 mai, détaillé un calendrier politique devant mener à un «Irak libre». Recherchant le soutien de la communauté internationale et reconnaissant quelques «erreurs», il a annoncé la prochaine destruction de la prison d’Abou Ghraib.
LeMonde.fr


Irak: Washington envisage un transfert de souveraineté limité

Le Monde, avec Reuters et AFP, 27 mai 2004

Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, a déclaré, lundi 26 avril, que le gouvernement encore indéfini auquel doit être confié le pouvoir en Irak le 30 juin devrait déléguer une partie de sa souveraineté à la coalition militaire dirigée par Washington.

«Il lui faudra rendre, si j’ose dire, ou du moins limiter une partie de sa souveraineté, a-t-il précisé, en comprenant qu’il est important de laisser la force multinationale opérer selon son propre commandement.»
LeMonde.fr


Quelle souveraineté pour l’Irak?

Daphnée Dion-Viens, Alternatives, 1er avril 2004

La signature de la Constitution intérimaire par le Conseil de gouvernement provisoire irakien représente un effort significatif de la part des Américains afin de légitimer l’invasion et l’occupation de l’Irak. Mais selon Phyllis Bennis, chercheure affiliée à l’Institute for Policy Study de Washington, «ce transfert de pouvoir ne mettra pas un terme à l’occupation, ne mènera pas au retrait des troupes américaines ni à aucune forme de souveraineté en Irak». Le point de vue d’une spécialiste du Moyen-Orient sur la question.
Alternatives.ca


Irak: Faisons-nous des Ennemis

Naomi Klein, Le Grand Soir, article publié dans The Nation, 1er avril 2004

Pris dans leur ensemble, les dernières mesures prises brossent un tableau de ce à quoi ressemblera un «Irak libre»: Les États-Unis maintiendront leur présence militaire et économique par le biais de 14 bases militaires permanentes et la plus grande ambassade US au monde. Ils garderont le contrôle des forces armées Irakiennes, de la politique économique et de sécurité et la reconstruction des infrastructures stratégiques – et les Irakiens pourront s’occuper tous seuls de leur hôpitaux en ruines, le tout dans un cadre de pénurie chronique de médicaments et d’absence quasi-généralisée du minimum nécessaire.
LeGrandSoir.info

*

General Zinni: «They’ve Screwed Up»
CBS News, May 21, 2004

Retired General Anthony Zinni is one of the most respected and outspoken military leaders of the past two decades.

From 1997 to 2000, he was commander-in-chief of the United States Central Command, in charge of all American troops in the Middle East. That was the same job held by Gen. Norman Schwarzkopf before him, and Gen. Tommy Franks after. (...)

Zinni is talking about a group of policymakers within the administration known as «the neo-conservatives» who saw the invasion of Iraq as a way to stabilize American interests in the region and strengthen the position of Israel. They include Deputy Defense Secretary Paul Wolfowitz; Undersecretary of Defense Douglas Feith; Former Defense Policy Board member Richard Perle; National Security Council member Eliot Abrams; and Vice President Cheney’s chief of staff, Lewis «Scooter» Libby.

Zinni believes they are political ideologues who have hijacked American policy in Iraq.

«I think it’s the worst kept secret in Washington. That everybody – everybody I talk to in Washington has known and fully knows what their agenda was and what they were trying to do,» says Zinni.

«And one article, because I mentioned the neo-conservatives who describe themselves as neo-conservatives, I was called anti-Semitic. I mean, you know, unbelievable that that’s the kind of personal attacks that are run when you criticize a strategy and those who propose it. I certainly didn’t criticize who they were. I certainly don’t know what their ethnic religious backgrounds are. And I’m not interested.»

Adds Zinni: «I know what strategy they promoted. And openly. And for a number of years. And what they have convinced the president and the secretary to do. And I don’t believe there is any serious political leader, military leader, diplomat in Washington that doesn’t know where it came from.»
CBSNews.com

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Irak: les nouveaux mercenaires
Peter W. Singer, Brookings Institution, Le Monde, 26 mai 2004

Les sociétés militaires privées et leurs clients opèrent dans plus de 50 zones de conflit dans le monde, mais leur premier client est le contribuable américain: Washington a signé plus de 3 000 contrats avec des PMF au cours de la dernière décennie. (...)

Bien qu’elle n’ait pas plus d’une dizaine d’années, l’industrie militaire privée affiche un revenu annuel mondial d’environ 100 milliards de dollars et a adopté toutes les règles du jeu washingtonien du lobbying. En 2001, dix sociétés privées de pointe ont dépensé plus de 32 millions de dollars en lobbying et donné plus de 12 millions à des partis politiques. À elle seule, la firme Halliburton a donné plus de 700 000 dollars entre 1999 et 2002, dont 95% au parti républicain; DynCorp en a donné plus de 500 000, dont 72% aux républicains. Curieusement, les dépenses de lobbying d’Halliburton ont baissé de moitié après l’accession de son ancien PDG, Dick Cheney, à la vice-présidence des États-Unis – obtenant un bien meilleur retour sur investissement, puisque ses contrats ont triplé sous l’administration Bush.
LeMonde.fr


Le Monde et les «nouveaux mercenaires»

Acrimed, 29 mai 2004

L’article informe, de façon relativement précise, sur le rôle joué par entreprises privée en Afghanistan, aux Philippines et en Irak où ils sont entre 15 à 20 000. Et l’on peut découvrir les motivations de ces généreux libérateurs planétaires et stipendiés:
«L’Irak, actuellement, est une mine d’or. La marge bénéficiaire est incroyablement élevée, bien plus que le facteur risque», relève Duncan Bullivant, le chef de la société britannique Henderson Risks. Les soldats des PMF gagnent deux à dix fois plus que leurs collègues des forces régulières, les mieux payés étant ceux qui ont eu une formation d’élite. L’échelle des salaires reflète aussi la mondialisation: en Irak, un ancien béret vert américain peut gagner jusqu’à 1000 dollars par jour là où un ancien gurkha népalais fera 1000 dollars par mois.»

Sans commentaires?

Ce barème des salaires débouche immédiatement, en guise de conclusion de l’article, sur l’audacieuse question suivante:
«Cette situation pose inévitablement la question: quel va être l’impact de la croissance de l’industrie militaire privée sur la capacité des forces armées à retenir leur propre main-d’œuvre une fois formée?».

C’est sans doute la question la plus angoissante! Une interrogation qui fait écho à la présentation de l’article qui se borne à constater: «La guerre se privatise, mais ses règles sont floues.» Un appel à «réguler» la privatisation de la guerre? Libéralisme, quand tu nous tiens...
Acrimed.org

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Le «New York Times» regrette son avant-guerre irakien
Fabrice Rousselot, Libération, 29 mai 2004

L’affaire couvait depuis des mois. En juillet dernier, le magazine en ligne Slate avait vertement critiqué la couverture de l’avant-guerre en Irak par le New York Times. (...)

Au coeur de l’autocritique figurent de nombreux articles ayant trait à la prétendue présence en Irak d’armes de destruction massive (ADM), qui n’ont toujours pas été trouvées. (...) Quelques semaines plus tôt, le Washington Post avait évoqué un échange d’e-mails acrimonieux entre Miller et le chef du bureau de Bagdad du New York Times, John Burns, qui lui reprochait d’avoir publié sans le lui dire un article sur Ahmed Chalabi, l’exilé irakien longtemps chouchou du Pentagone. «J’ai couvert Chalabi pendant dix ans, lui répondait une Judith Miller en colère, il a été à l’origine de la plupart des exclusivités publiées à la Une sur les ADM.»

Dès lors, Slate et quelques autres vont commencer à faire l’inventaire des articles de Miller sur les ADM citant de «hautes sources irakiennes en exil», tout en se demandant si la journaliste n’a pas été utilisée par les opposants de Saddam Hussein pour pousser à la guerre.
Libération.fr


US intelligence fears Iran duped hawks into Iraq war

Julian Borger, The Guardian, May 25, 2004

An urgent investigation has been launched in Washington into whether Iran played a role in manipulating the US into the Iraq war by passing on bogus intelligence through Ahmad Chalabi’s Iraqi National Congress, it emerged yesterday.

Some intelligence officials now believe that Iran used the hawks in the Pentagon and the White House to get rid of a hostile neighbour, and pave the way for a Shia-ruled Iraq.
Guardian.co.uk

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Dernière déclaration publique d’Ahmad Chalabi avant la perquisition de ses bureaux

«Souveraineté signifie un contrôle total sur le pétrole»
Voilà Finance, AFP, 19 mai 2004

La souveraineté pour l’Irak signifie «un contrôle total sur le pétrole» ainsi qu’un contrôle de l’ensemble des symboles de pouvoir commes les anciens palaces présidentiels, a estimé mercredi Ahmad Chalabi, chef du Congrès national irakien (CNI).

De même, le retour à un Irak souverain, après le transfert des pouvoirs aux Irakiens prévu pour le 30 juin, signifie que «les nominations effectuées par l’Autorité provisoire de la coalition (CPA) au niveau des ministères, de l’administration des provinces et de l’administration judiciaire prennent fin quand la CPA disparaîtra», à partir du 1er juillet, a affirmé M. Chalabi à la BBC radio.

«Voilà ce que nous définissons comme souveraineté et le peuple irakien sera ferme sur ce point», a insisté le chef du CNI, également membre du Conseil de gouvernement transitoire irakien.
Actu.Voila.fr

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Un chiite laïque est désigné comme futur premier ministre d’Irak
Reuters, Le Devoir, 29 mai 2004

Le Conseil intérimaire de gouvernement porte son choix sur Iyad Allaoui, un parent d’Ahmad Chalabi qui passe pour être proche de la CIA.
LeDevoir.com

 

30 mai 2004 • Page 2/6