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L’incroyable Paul Martin



«Maintenant qu’on sait fort bien qu’il y a une prolifération des armes nucléaires et que beaucoup d’armes qu’avait Saddam Hussein on ne sait pas où elles sont (sic), alors ça veut dire que les terroristes ont accès à tout cela.»

Les armes de destruction massive sont entre les mains des terroristes
Gilles Toupin, La Presse, 11 mai 2004

Vigile.net

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Les mots de Bono, une douce musique aux oreilles de Martin
Manon Cornellier, Le Devoir, 13 mai 2004

Le chanteur fait un crochet par Ottawa pour saluer l’intervention canadienne en faveur de la lutte contre le sida dans les pays pauvres

Paul Martin s’est défendu d’agir par électoralisme. «Ça n’a rien à voir avec une élection mais tout à voir avec les raisons pourquoi on rentre en politique», a-t-il dit avant de rappeler qu’il avait auparavant travaillé avec Bono dans le dossier de l’allégement de la dette des pays pauvres.

Le chanteur, qui avait fait un discours au congrès au leadership qui avait couronné Paul Martin en novembre dernier, n’a pas joué les naïfs. «Bien sûr, je suis utilisé. Je veux être utilisé. C’est mon travail d’applaudir lorsque quelqu’un fait la bonne chose et de critiquer quand ce n’est pas le cas», a-t-il déclaré. Il a dit à maintes reprises qu’il n’était pas là «pour faire élire Paul Martin ou le Parti libéral» mais pour faire valoir l’urgence de lutter contre le sida.

Et s’il a offert d’être présent à ses frais, a-t-il dit, c’est parce que M. Martin a jusqu’à présent respecté les engagements qu’il a pris à son endroit. «Si j’ai promis d’emmerder le premier ministre [s’il ne tenait pas ses promesses], j’ai aussi promis d’applaudir s’il les tenait», a dit Bono.
LeDevoir.com


Adoption de la Loi C-9: «Loi Jean Chrétien pour l’Afrique»

Le Canada facilite l’accès aux génériques pour les pays pauvres
Le Monde, avec AFP, 14 mai 2004

Une loi votée jeudi permet au gouvernement de contraindre les grands laboratoires implantés au Canada à communiquer leurs formules à des fabricants de médicaments génériques pour les exporter vers les pays en développement.
LeMonde.fr

 

 
Commandites : Merci, bonsoir


Les libéraux referment le dossier des commandites

PC, Le Devoir, 12 mai 2004

Vingt-quatre heures après les arrestations de Charles Guité et de Jean Brault, les libéraux qui siègent au comité chargé d’enquêter sur le scandale des commandites ont sonné le glas des travaux, au grand dam de l’opposition.
LeDevoir.com

 

 
Économie


L’autre démocratie

Jean-Robert Sansfaçon, Le Devoir, 14 mai 2004

Lors de l’assemblée annuelle de Power Corporation, tenue mercredi à Montréal, Paul Desmarais fils., président et chef de l’exploitation du conglomérat multinational, a qualifié d’«hystérique» la campagne menée dans le milieu des investisseurs institutionnels pour l’introduction de réformes en ce qui a trait à la régie interne des entreprises. Pourtant, s’il est un secteur de notre société qui a un urgent besoin de rigueur et de démocratie, c’est bien la grande entreprise, dont les dirigeants se comportent encore comme des seigneurs du Moyen Âge.

(...)

Malgré Enron et WorldCom, Nortel et, récemment, Hollinger, la haute finance n’est toujours pas sortie de la tourmente. Même des sociétés qui se veulent respectables, la banque CIBC par exemple, font aujourd’hui face à des accusations de malversations. Il ne faut pas se fier aux promesses d’autocontrôle faites par des dirigeants qui, tous autant qu’ils sont, ont prouvé n’être préoccupés que par une seule chose: se remplir les poches aux dépens de leurs clients, des contribuables et même de leurs actionnaires.
LeDevoir.com


Après Enron et WorldCom, Nortel?

PC, Le Devoir, 14 mai 2004

Les dirigeants de Nortel pourraient écoper de peines de prison à la suite d’une enquête criminelle menée aux États-Unis
LeDevoir.com

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Pour un savoir historique du social et du politique

Crime et pauvreté à l’ère du libéralisme
Jean-Marie Fecteau. Professeur au Département d’histoire de l’UQAM et directeur du Centre d’histoire des régulations sociales, chercheur au Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES). Le Devoir, 11 mai 2004

Comment une société «tient»-elle ensemble? Comment est-il possible de penser un savoir-vivre (et un vouloir-vivre) collectif se déclinant selon les règles de la démocratie et du libre marché? Question fondamentale qui hante les sociétés, à partir de ce moment où on a renoncé à faire de Dieu l’explication première et dernière de l’univers, où on a voulu inventer un monde fondé sur la liberté et le respect de l’intégrité des hommes et des femmes qui le composaient.

En somme, il s’agit de faire sens de ce basculement radical du monde depuis maintenant deux siècles et de saisir les enjeux collectifs fondamentaux qui se sont déployés à partir de l’idée simple d’une liberté humaine vécue dans l’égalité.(...)

Dans cette entreprise, il nous fallait comprendre des enjeux qui sous-tendent les formes de régulation sociale mises en place à l’ère libérale et qui, à partir du plus profond du XIXe siècle, accouchent du monde actuel. La stratégie privilégiée pour ce faire implique de ramener ce libéralisme, triomphant au XIXe siècle, à ce qu’il était vraiment: une version limitée, mise au service des possédants, d’une immense aspiration au bonheur issue de l’écroulement brutal du monde ancien.
LeDevoir.com

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The Neoconomists
The Bush administration’s other revolutionaries.
Daniel Altman, Slate, May 10, 2004

While neoconservatives in the Bush administration remake American foreign policy, another cadre of ideologues—call them the neoconomists—is busy attempting to transform American society.

The revolution in economic policy is not being televised. There was no big speech by President Bush to mark its birth, no «Axis of Evil» catchphrase designed to capture headlines. Yet it is every bit as dramatic and risky a change.

The neoconomists have one goal: to increase the rate at which the economy grows by changing how the nation uses its resources. It is a worthy goal, too. Following such as path could lead to a period of untold prosperity, with living standards rising faster than ever before. Or it might not. But even if the plan works, it might just lead to the collapse of the capitalist system.
Slate.msn.com

 

16 mai 2004 • Page 4/5