George W. Bush tente de minimiser les
conséquences
Le Monde, avec AFP et Reuters, 9 mai 2004
«Ce qui s'est passé dans cette prison irakienne
n'était que les méfaits d'une poignée [de personnes]
et ne reflète pas la personnalité des quelque 200 000
militaires [américains] qui ont servi dans ce pays depuis
le début de l'opération "Liberté pour
l'Irak".»
LeMonde.fr
Non américain
Eric Fottorino, Le Monde, 5 mai 2004
Il fallait y penser. Donald Rumsfeld, le secrétaire à
la défense de Bush, a trouvé la formule. Il y a des
mots qui tombent à pic pour se sortir des marécages.
(...)
Que dit-il, le stratège du Pentagone? Que les «actions
des soldats sur les photos étaient totalement inacceptables».
Certes. Mais encore? C’est là qu’il faut suivre:
qu’«elles étaient non américaines».
Dans le texte: «Unamerican». (...)
Des actes barbares commis par des soldats américains sous
l’uniforme américain et envoyés sur ordre du
président américain, ces actes-là ne sont donc
pas américains?
Sans doute blessent-ils l’image que se fait d’elle-même
la plus grande démocratie du monde, campée sur son
Etat de droit autant que sur son bon droit.
Mais que reste-t-il de crédit à un président
qui voulait mener en Irak la guerre du Bien contre le Mal, quand
le Bien supposé prend le visage du Mal absolu?
LeMonde.fr
Selon le CICR, les sévices infligés aux détenus
s’inscrivent dans «un vaste schéma, un système»
Le
Monde, 8 mai 2004
Sans foi ni loi
Serge Truffaut, Le Devoir, 7 mai 2004
Les sévices infligés aux prisonniers irakiens par
des soldats américains découlent en droite ligne de
la politique d’impunité décidée par le
maître du Pentagone, Donald Rumsfeld. Point. En l’exonérant
de tout blâme, en lui témoignant de nouveau sa confiance,
le président Bush cautionne le «sans foi ni loi»
cher à son secrétaire à la Défense.
LeDevoir.com
Rumsfeld doit rester
Associated Press, Cyberpresse, 8 mai 2004
Sept Américains sur dix (69%) estiment que le secrétaire
à la Défense Donald Rumsfeld doit conserver son poste
malgré le scandale des sévices infligés à
des prisonniers irakiens, selon un sondage rendu public vendredi
par la chaîne de télévision ABC News et le Washington
Post.
Cyberpresse.ca
Irak, l’eldorado perdu
Ibrahim Warde, Le Monde diplomatique, Mai
2004
«Un rêve capitaliste»: c’est ainsi que
l’hebdomadaire britannique The Economist décrivait
en septembre 2003 les nouvelles structures économiques mises
en place par l’Autorité provisoire de la coalition.
Une série d’arrêtés, portant la signature
du proconsul américain Paul Bremer, avaient radicalement
transformé le système économique irakien: les
impôts étaient plafonnés à 15%, les taxes
à l’importation étaient supprimées (et
remplacées par une surcharge de 5% affectée à
la reconstruction), le système financier et monétaire
était entièrement remis à neuf; près
de 200 entreprises publiques allaient être privatisées.
Bref, après plus d’une quarantaine d’années
de dirigisme, le pays semblait soudain voué à devenir
une vaste zone de libre-échange.
Monde-diplomatique.fr
«The Iraqi people are now free.
And they do not have to worry about the secret police coming after
them in the middle of the night, and they don’t have to worry
about their husbands and brothers being taken off and shot, or their
wives being taken to rape rooms. Those days are over.»
Paul Bremer,
Administrator, [Iraq] Coalition Provisional Authority, Sept. 2,
2003
Rape Rooms: A Chronology
What Bush said as the Iraq prison scandal unfolded.
William Saletan, Slate, 5 mai 2004
Slate.msn.com
Chain of command
How the Department of Defense mishandled the disaster at Abu Ghraib.
Seymour M. Hersh, The New Yorker, 9 mai
2004
NewYorker.com
The images that shamed America
Guardian.co.uk

|