
Le chaos que Bush nous laisse
Gil Courtemanche, Le Devoir, 24 avril 2004
Le président Bush et ses faucons bibliques ont plongé
la planète dans le chaos. Aucune de leurs prédictions
ne s’est avérée. Les soldats américains
ou polonais n’ont pas été accueillis comme des
libérateurs mais comme des occupants. Pas un seul gramme
de gaz n’a été découvert. Vivre en Irak
n’a jamais été aussi pénible pour les
Irakiens. La région s’est transformée en volcan.
L’Arabie Saoudite est en proie à une entreprise sourde
et permanente de déstabilisation. Les conservateurs en Iran
ont repris le pouvoir. Sharon et les extrémistes palestiniens
ont les mains libres pour multiplier les assassinats. L’Espagne
pleure encore ses morts, comme les autres victimes du terrorisme
islamiste, le Maroc, Bali, le Pakistan. Partout en Europe, des dizaines
de milliers de gendarmes et de soldats patrouillent les aéroports,
les gares, les stations de métro, et inspectent les voies
ferrées. Le monde n’a jamais été un endroit
aussi dangereux. Voilà le chaos que nous laisse George Bush.
Il a entraîné toute la planète dans sa guerre
et, pendant ce temps, Oussama ben Laden, la véritable menace,
joue au scrabble.
LeDevoir.com
Une impossible médiation – La désespérance
du terrorisme et des États
Albert Legault, Titulaire de la chaire de
recherche du Canada en relations internationales, Université
du Québec à Montréal. Le Devoir, 23 avril 2004
En réalité, la troisième guerre d’Irak
vient de commencer. Elle perdurera, quel que soit le président
américain élu en 2004. Même un changement de
cap à 180 degrés par l’administration américaine
n’aura aucun effet sur l’issue du conflit. Tout au plus
pourra-t-on parler, comme la langue anglaise le décrit bien,
d’un changement «atmosphérique». (...)
L’arrogance d’un Cheney ou d’un Rumsfeld ne peut
être corrigée. Une fois la pâte sortie du tube
de dentifrice, il est impossible de l’y remettre. La conseillère
à la sécurité Condoleezza Rice a raison de
dire que «l’ONU n’est pas la panacée»,
mais, au risque d’être banal, il n’y a pourtant
que l’ONU et l’OTAN, comme le souhaitent désormais
les Britanniques et les Américains, qui puissent faire une
différence.
LeDevoir.com
L’ONU se laissera-t-elle piéger?
Dixit Laurent Laplante, 22 avril 2004
Même si son équipe a tout mis en oeuvre, censure comprise,
pour empêcher que des reportages macabres affolent l’opinion
étatsunienne comme au temps du Vietnam, le président
Bush est rejoint à son tour par des images qui bouleversent
son pays. Le sang et les cadavres envahissent les écrans
comme si la guerre dite technologique était encore et malgré
tout une guerre. Comme Richard Nixon, George W. Bush, selon la formule
consacrée, est en train de perdre aux mains des médias
américains une guerre qui se déroule à l’étranger.
Comme ce risque rend le président moins assuré de
sa réélection, la Maison-Blanche cherche une échappatoire
qui ne ressemblerait pas trop à une fuite. D’où
l’appel à l’ONU. Appel que l’ONU n’entendra
que si elle a des propensions au suicide.
Cyberie.qc.ca/dixit
Depuis le premier jour, les Irakiens leur disent: partez
Sami Ramadani, À l’encontre,
11 avril 2004
Qu’est-ce qui tourna si mal que la guerre dirigée
par les États-Unis afin de «libérer» le
peuple irakien se transforme en un carnage quotidien de ceux qui
furent victimes de la tyrannie de Saddam. La réponse est
simple: rien n’a tourné mal; malgré la mythologie,
dès le début, la plupart des Irakiens étaient
fortement opposés à l’invasion, bien qu’il
ait fallu douze mois pour que les médias internationaux en
rendent compte.
Alencontre.org
*
Grosse semaine
Irak: les
Espagnols s’en vont
Le
Devoir, 19 avril 2004
Des fonds
ont été accordés pour la guerre en Irak avant
le vote du Congrès
Cyberpresse,
19 avril 2004
Bush
dépasse John Kerry dans les intentions de vote
Cyberpresse,
19 avril 2004
Kerry dénonce
vivement un éventuel traité saoudien sur le pétrole
(qui permettrait d’agir sur les prix du pétrole pour
favoriser la réélection du président George
W. Bush)
Cyberpresse,
19 avril 2004
Bob Woodward
révèle les coulisses de l’Irakgate
Libération,
20 avril 2004
Hosni Moubarak:
l’Amérique récolte la «haine» dans
le monde arabe
Le
Monde, 20 avril 2004
Coup de froid
dans les relations entre Washington et ses alliés arabes
Le
Devoir, 21 avril 2004
La Maison-Blanche
refuse de croire que sa coalition en Irak se fragilise
- Le Honduras a annoncé son retrait, la Thaïlande pourrait
l’imiter
Le
Devoir, 21 avril 2004
La Pologne
évoque son départ
Libération,
21 avril 2004
La situation
se détériore pour l’administration Bush
Le
Monde, 21 avril 2004
Sunnites
et chiites menacent la coalition d’une insurrection généralisée
Le
Monde, 23 avril 2004
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