Les enjeux de Suroît
De l’eau dans le gaz
Martin Montoudis, Voir, 18 mars 2004
Retraité d’Hydro-Québec, Martin Montoudis
a été durant 25 ans Secrétaire général
du Syndicat des employé-e-s de techniques, professionnelles
et de bureau de la société d’état. Sceptique,
il nous livre ce qui à son avis se cache derrière
l’acharnement du président d’Hydro-Québec
face au projet de Suroît. Percutant.
André Caillé nous avertit qu’en raison de l’incertitude
entourant le projet Suroît à Beauharnois, la multinationale
General Electric Power System était à la recherche
d’un autre site en Amérique du Nord. Cette menace n’a
aucun sens. C’est un bluff éhonté quand on sait
pertinemment que la population américaine ne veut plus de
centrales thermiques (gaz, charbon) ou nucléaire dans sa
cour.
Voir.ca
Suroît: GE menace de se tourner vers l’Ontario
Radio-Canada, 18 mars 2004
La multinationale General Electric, impliquée dans le projet
d’Hydro-Québec de construction de la centrale thermique
Le Suroît, menace de se tourner vers l’Ontario. L’opposition
populaire suscitée par ce projet déplaît en
effet fortement à la direction de la compagnie américaine.
Elle a notamment averti que le retard dans la réalisation
du projet de Beauharnois implique une renégociation du prix
convenu avec Hydro-Québec. GE soutient que le calendrier
de mise en marché de la nouvelle technologie qu’elle
aimerait implanter à Beauharnois est très serré.
Des représentants de GE ont rencontré des entreprises
ontariennes d’électricité intéressées
par la technologie de General Electric.
Radio-Canada.ca
Des risques pour la prise d’eau de Montréal
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 18 mars
2004
L’abaissement d’un mètre du niveau de l’eau
du fleuve Saint-Laurent coûterait des millions de dollars
à la Ville
Si le réchauffement climatique ou un creusage additionnel
du chenal maritime devaient abaisser d’un mètre le
niveau du Saint-Laurent, les prises d’eau de Montréal,
Verchères et Lavaltrie seraient menacées et il faudrait
les relocaliser à grands frais.
LeDevoir.com
La menace climatique: Regard Interactif
Un dossier de Radio-Canada
Radio-Canada.ca
Disparition
Agence Science Presse, 22 mars 2004
Après les poissons, les oiseaux, les grands singes, les
coraux, les végétaux, voici venu le tour des insectes:
de nombreuses espèces disparaissent chez eux aussi à
un rythme alarmant. Serions-nous entré dans la sixième
extinction de masse de l’histoire, après celle des
dinosaures?
Les données continuent en effet de s’accumuler sur
l’extinction des espèces. Et cette fois, ce sont les
insectes qui en tracent un portrait dramatique. Un suivi à
long terme (40 ans) de la faune et de la flore britanniques suggère
que les insectes, qui constituent pourtant les êtres vivants
les plus résistants aux changements –après les
bactéries– sont eux aussi en train de vivre une inquiétante
extinction.
SciencePresse.qc.ca
Biodiversité. Donner une valeur économique
aux écosystèmes permettrait de dédommager les
États après une catastrophe.
La nature, combien ça coûte ?
Marie Kock, Libération, 17 mars 2004
«L’économique est devenu une vraie religion.
Il ne faut pas tomber dans l’obsession de la quantification.»
Patrick Viveret, de la Cour des comptes
Une jungle équatoriale est lacérée par un
oléoduc. Une forêt centrafricaine ne se reconstitue
plus à cause d’un abattage intensif. Le pillage des
ressources naturelles et la destruction des écosystèmes
ne «coûtent» rien si ce n’est la perte de
leur exploitation. Aujourd’hui, l’une des pistes envisagées
pour protéger la biodiversité est de lui donner une
valeur économique. La question a été posée
par le Comité national du développement durable (CNDD)
et le comité français de l’Union mondiale pour
la nature (UICN), à Kuala Lumpur en février.
Libération.fr
Recyclage. Une chimiste a trouvé comment
transformer ce type de déchets en essence.
L’Inde pourrait carburer au plastique
Pierre Prakash, Libération, 15 mars
2004
«La méthode est efficace avec n’importe
quel type de plastique: sacs, tuyaux en PVC ou imperméables.»
Alka Zadgaonkar, l’inventrice
À première vue, l’histoire a tout d’un
conte de fées. Dans un modeste laboratoire du centre de l’Inde,
une professeure de chimie inconnue aurait trouvé un moyen
de transformer des déchets de plastiques en essence. Aucune
perte, aucune pollution, et un carburant prêt à l’emploi,
le tout pour la modique somme de 0,13 euro le litre d’essence
produit. Cette histoire est pourtant vraie. La découverte
spectaculaire d’Alka Zadgaonkar, professeure dans une petite
université de la ville de Nagpur, a en effet été
testée et validée par la Indian Oil Corporation (IOC),
l’une des plus grandes compagnies pétrolières
indiennes. «Le procédé demande à être
optimisé, mais ça marche», confirme Niranjan
Raje, directeur de la branche recherche et développement
de IOC.
Libération.fr
|