Hécatombe estivale sur les routes!
par Luc Asselin, Corne
de Brume
Les dernières révélations concernant les effets
pernicieux de la loi 101 promettent un été particulièrement
meurtrier sur les routes du Québec en 2004. En effet, une
enquête menée auprès de touristes en visite
chez nous, provenant du Canada, des États-Unis et de l’ouest
de l’île de Montréal, a démontré
que notre système de signalisation routière est extrêmement
déficient.
Déjà, des témoignages troublants à
cet effet avaient mis la puce à l’oreille aux responsables
du ministère du Transport du Québec. Une étude
commandée auprès d’une firme de communications
qui n’était pas Groupaction a permis de cerner le problème
et de le mettre en lumière.
En effet, la présentation de la signalisation routière
québécoise semble figurer à contre-pied de
ce qui existe dans le reste du continent. On sait déjà
que l’interdiction de virage à droite au feu rouge
avait constitué un sujet d’étonnement auprès
des touristes visitant la Belle Province dans le passé. Désormais,
c’est tout le système de signalisation qui est mis
en cause.
En effet, après une enquête exhaustive menée
auprès de quelques touristes états-uniens, canadiens
et ouest-insulairiens, le ministère des Transports a pris
connaissance de faits qui donnent froid dans le dos. Interpellé
à cet effet, le premier ministre a rappelé que le
Québec demeure une des administrations les plus soucieuses
de la sécurité des voyageurs et que des mesures draconiennes
seraient prises afin de corriger le problème.
À l’origine de la crise se trouve cette enquête
qui a révélé que nombre de touristes visitant
le Québec parviennent à grand-peine à déchiffrer
les panneaux de signalisation routière tels qu’ils
sont présentés chez nous.
Le cas le plus patent est celui de l’un des plus communs
des panneaux de signalisation, c’est-à-dire le signal
d’arrêt. En effet, ce dernier, qui est censé
assurer la sécurité tant des automobilistes que des
piétons de tous les âges, paraît être mal
compris par les personnes en visite au Québec. L’enquête
menée auprès de ces dernières a révélé
un faible taux de reconnaissance du panneau, comparativement aux
autres régions du continent nord-américain.
Afin d’illustrer son propos, le ministère du Transport
a révélé que, pour autant que le panneau d’arrêt
soit concerné, les chiffres suivants étaient amplement
éloquents. Le sondage posait la même question à
un échantillonnage de touristes états-uniens, canadiens
et ouest-insulairiens, à savoir: «Que signifie le symbole
ci-dessous?»

À cette question, 100% des répondants ont affirmé
que ce panneau intimait à l’automobiliste d’immobiliser
son véhicule avant de s’assurer qu’il puisse
poursuivre sa route en toute sécurité.
Ensuite, on a présenté aux répondants le symbole
suivant avant de leur poser la même question.

Dans ce cas, 97% des répondants ont affirmé qu’il
leur fallait immobiliser leur véhicule avant de poursuivre
leur route en toute sécurité. En plus, 2,5% ont affirmé
qu’il fallait ralentir et faire preuve d’une extrême
prudence. Et 0,5% ont répondu ne pas connaître la signification
de ce panneau.
On a enfin présenté au même échantillon
représentatif le panneau suivant.

Les sondés ont alors répondu dans une proportion
de 95% ne pas savoir ce que voulait dire ce panneau.
Visiblement, la signalisation routière au Québec
présente d’importantes lacunes qui posent un grave
danger quant à la santé-sécurité des
automobilistes étrangers, en particulier les ouest-insulairiens.
Il est grand temps que le gouvernement agisse en conséquence
avant que l’hécatombe annoncée ne devienne réalité.
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