
«La
théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne
sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique:
rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi!»
*
Le Suroît: Québec décidera dès
juillet
Robert Dutrisac, Le Devoir, 11
mars 2004
Le gouvernement Charest n’hésitera pas à lancer
le projet de centrale thermique du Suroît sans attendre la
tenue, à l’automne prochain, de la commission parlementaire
sur l’avenir énergétique du Québec. (...)
Comme la centrale du Suroît dispose d’une vie utile
de 30 ans et fera donc partie du portrait énergétique
du Québec pendant longtemps, on aurait cru que cette consultation
populaire automnale puisse aussi porter sur l’opportunité
de construire cette centrale thermique. Pour M. Hamad, il s’agit
de deux questions différentes. «Pour nous, la commission
parlementaire, c’est une vision plus large que le Suroît»,
a-t-il soutenu. Si le gouvernement a demandé un avis à
la Régie de l’énergie, «la raison est
simple on a constaté que la population du Québec pose
des questions importantes, qui ont besoin de réponses. Ces
réponses-là vont émerger suite au projet du
Suroît», a-t-il dit. La centrale du Suroît doit
être construite pour répondre à la demande d’électricité
en 2007-08, a réitéré le ministre.
LeDevoir.com
Avec tout ce qui se brasse en la matière au Québec,
il y aurait peut-être lieu d’étudier cette autre
forme d’énergie... verte?
De l’électricité avec des excréments
Denis Delbecq, Libération, 12 mars
2004
Une station d’épuration qui produit de l’électricité.
C’est, selon la revue britannique New Scientist,
ce que préparent les chercheurs de l’université
de Pennsylvanie (États-Unis). Plus précisément,
ils mettent au point une pile à combustible capable de «digérer»
les fèces. Sur les traces de leurs collègues de l’institut
technologique de Géorgie qui préparent un robot se
nourrissant de déchets végétaux pour produire
son énergie, les scientifiques du «Pennstate»
ont fabriqué une pile dans laquelle des microbes se nourrissent
d’excréments, produisant de l’électricité
tout en rejetant un compost. Aujourd’hui, le premier prototype
affiche un piètre rendement. A l’échelle d’une
ville de 100 000 habitants, sa puissance serait de seulement 51
kilowatts, de quoi allumer 850 ampoules. Mais les chercheurs estiment
pouvoir d’ici quelques années en faire une technologie
rentable.
Libération.fr
Agriculture. Des universitaires britanniques ont révélé
la présence de soja transgénique dans certains produits
labellisés «organiques» ou «sans OGM».
Organismes génétiquement masqués
Christophe Boltanski, Libération,
12 mars 2004
Les Britanniques croient manger bio et ingurgitent sans le savoir
des aliments génétiquement modifiés (OGM).
Telle est la conclusion d’une étude publiée
mercredi par le British Food Journal. Les chercheurs de
l’université galloise de Glamorgan affirment que, sur
25 produits vendus à travers le royaume sous le label «organique»
ou «sans OGM» testés, dix contiennent du soja
transgénique. Une découverte d’autant plus embarrassante
qu’elle intervient juste après la décision très
controversée du gouvernement Blair d’autoriser la mise
en culture d’OGM pour nourrir des animaux.
Libération.fr
Pollution automobile: Anderson veut aligner le Canada sur la Californie
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir 13 mars
2004
Le dossier des changements climatiques a connu deux rebondissements
importants hier alors qu’Ottawa annonçait coup sur
coup l’entrée en vigueur à compter d’aujourd’hui
de l’obligation réglementaire pour les grands émetteurs
de gaz à effet de serre (GES) de faire rapport annuellement
de leurs rejets atmosphériques et la possibilité nouvelle
pour le Canada de s’allier à la Californie en matière
de normes d’émissions des véhicules automobiles,
question de forcer la main aux constructeurs et à l’administration
Bush.
LeDevoir.com
(Article complet réservé aux
abonnés du Devoir)

Déchets. Des experts de l’ONU soulignent la toxicité
découlant de leur production.
Ordinateurs programmés pour polluer
Laure Noualhat, Libération, 9 mars
2004
«Small is not always beautiful.» Les composants électroniques
assemblés dans les ordinateurs ont un impact néfaste
sur l’environnement. Certes, ils sont petits, mais leur fabrication
est très gourmande en énergie et en matières
premières. Telle est la conclusion d’un ouvrage publié
hier par les Nations unies. Dans Ordinateurs et environnement,
Eric Williams et Ruediger Kuehr, chercheurs à l’université
des Nations unies (UNU), établissent que la production d’un
ordinateur de bureau de 24 kilos, écran compris, nécessite
au moins dix fois son poids en combustible et en produits chimiques.
En comparaison, la production d’un frigo ou d’une voiture
ne requiert que une à deux fois leur poids en matières
premières et ressources naturelles.
Obsolète. Les chercheurs ont décortiqué les
différentes étapes de fabrication d’une unité
centrale associée à un écran de 17 pouces.
Au cours de sa production, cet ordinateur de 24 kilos consomme 1,8
tonne de matériaux (240 kilos d’énergie fossile,
22 kilos de produits chimiques et 1 500 litres d’eau).
Libération.fr
UN study: Think upgrade before buying a new PC
Martyn Williams, IDG News Service, March
07, 2004
InfoWorld.com
|