
«Ce
qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce
qui peut être compté ne compte pas forcément.»
*

Briller
parmi les meilleurs
Accueil favorable du CPQ
PC, Cyberpresse, 14 mars 2004
Le Conseil du patronat du Québec accueille très favorablement
l’initiative du gouvernement Charest de mettre sur pied dix-neuf
forums régionaux de consultations qui mèneront à
une rencontre nationale, dont l’objectif est d’établir
un consensus social au Québec. (...)
Le président du CPQ souhaite par ailleurs que les syndicats
mettront de coté toute menace de grève générale
dans le secteur public. Selon lui, une telle perturbation ne serait
pas nécessaire et surtout constructive alors que le gouvernement
ouvre la porte à la consultation pour débattre des
grands enjeux québécois.
Cyberpresse.ca
Une seule porte reste ouverte: le changement
Robert Dutrisac, Le Devoir, 13 mars 2004
«Le statu quo est inacceptable au Québec», a
lancé hier le premier ministre au cours d’une conférence
de presse. Intitulé Briller parmi les meilleurs,
le document de 201 pages reprend les grandes lignes du programme
électoral libéral de septembre 2002, mais en omettant
les engagements chiffrés et en plaçant le tout dans
une perspective d’urgence. Les Québécois sont
confrontés à deux grands défis: les changements
démographiques et des finances publiques mal en point. «S’il
y a une chose sur laquelle nous sommes tous très clairs,
c’est qu’on ne peut pas continuer dans le système
actuel», a-t-il dit.
LeDevoir.com
Au sujet des finances publiques mal en point, ne manquez pas de
lire la version complète du texte de Léo-Paul Lauzon,
recopié du numéro de mars de L’aut’journal,
pour votre plaisir édifié.
Les taux de taxation élevés ne font pas
fuir les investisseurs
Ce n’est pas nous qui le disons, c’est l’OMC!
Léo-Paul Lauzon, L’aut’journal,
mars 2004, no 227
Il n’y a pas plus menteur que le patronat et leurs politiciens
et économistes de service lorsqu’ils prétendent
que les compagnies sont surtaxées et qu’en baissant
leurs impôts, comme l’ont fait le gouvernement fédéral
et le gouvernement Charest, nos entreprises seraient moins compétitives.
Ils disent que la défiscalisation leur permettra d’investir
massivement, de créer des tonnes de nouveaux emplois, de
créer de la richesse pour tous. Tout ce baratin est fallacieux.
» Lire
la suite
Réingénierie: comment vaincre les résistances
Kathleen Lévesque, Le Devoir, 9 mars
2004
Dans un document émanant du Conseil du trésor, dont
Le Devoir a révélé hier une première
partie, l’opération de réingénierie est
présentée non pas comme une question idéologique,
mais bien comme l’adaptation aux réalités contemporaines.
L’État québécois doit apprendre à
faire confiance et à déléguer, soutient-on.
Ce document préparé dans les mois suivant l’élection
du 14 avril dernier et destiné à la présidente
du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget,
rappelle qu’«il y a des vertus à ne plus cacher
la vérité des choix difficiles à la population»
et que le gouvernement pourra ainsi exploiter sa réputation
de transparence pour vaincre les détracteurs. «Sur
le plan du positionnement politique, [...] il faut circonscrire
les opposants à ce que l’opinion publique estimera
être la «vieille garde» obnubilée par les
droits acquis et réfractaire à tout changement. D’une
manière ou d’une autre, il faut s’assurer que
l’ADQ, les travailleurs de première ligne du secteur
public, les hauts fonctionnaires, l’aile droite du PQ et les
chroniqueurs de centre-gauche nous accordent le bénéfice
du doute sans nier le réalisme, le bien-fondé ou la
légitimité de notre démarche», peut-on
lire. Le document poursuit «Il faudra parler de concurrence
pour ratisser à droite, et faire valoir que le modèle
québécois actuel dessert mal les moins nantis pour
ratisser à gauche. Il faudra parler dévolution aux
régions, et services publics en libre-service aux jeunes
générations.»
LeDevoir.com

«L’école
devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves
une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.»
*
Ministre de l’endoctrinement
Normand Baillargeon, Le Couac, mars 2004
Voici une nouvelle diffusée par La Presse Canadienne le
17 février et qui n’a fait bondir à peu près
personne:
Dès qu’ils auront atteint l’âge de fréquenter
l’école, les enfants du Québec seront invités
à développer une «culture entrepreneuriale»
et à former la relève de demain des chefs d’entreprises.
Le gouvernement Charest investira quelque 21 millions $, au cours
des trois prochaines années, pour «changer les mentalités»
et inculquer aux jeunes du primaire à l’université
les valeurs qui font l’orgueil du monde des affaires.
Le ministère de l’Éducation a été
mis dans le coup pour inscrire toute une série d’activités
pédagogiques au programme d’études des jeunes.
L’appropriation de cette culture pourra se faire au quotidien,
dans le cadre des «compétences transversales»
acquises dans différentes matières. Cette initiative
gouvernementale, supervisée par le Secrétariat à
la jeunesse, a été annoncée en grandes pompes,
mardi soir, par le premier ministre Jean Charest, devant un parterre
de 300 jeunes entrepreneurs. L’annonce a aussi été
faite en présence du président du Conseil du patronat,
Gilles Taillon, et l’animation de la soirée avait été
confiée à Grégory Charles.
Enseignants,
chefs d’entreprises et élus municipaux seront sollicités
pour mener à bien ce projet. Même les parents seront
mis à contribution, le gouvernement ayant réservé
dans son plan 132 000 $ pour leur démontrer l’importance
de vanter auprès de leurs enfants les vertus de l’entrepreneurship.
De plus, un réseau de 75 agents de sensibilisation à
l’entrepreneurship sera mis sur pied, toujours dans le but
de sensibiliser les jeunes par divers moyens aux quatre coins du
Québec aux vertus du monde des affaires. Coût de l’embauche
de ces agents: 11,5 millions $. […]
LeCouac.org

Blues Brothers.
Jean Chrétien et Dan Aykroyd
«Le système de santé québécois
survivrait-il à l’importation du modèle américain?»
Jean-François Lisée, L’actualité,
mars 2004
«S’il y a un endroit où vous ne voulez pas être
malade, c’est au Québec.» Sortant de la première
new-yorkaise des Invasions barbares, le comédien
d’origine canadienne Dan Aykroyd décrivait avec effroi
les hôpitaux québécois, dans lesquels, disait-il,
«tout est socialisé». Aykroyd a l’avantage
de pouvoir comparer avec les cliniques privées hollywoodiennes,
où, pour le prix d’une Mercedes, on reçoit des
soins divins. On doit surtout à ce comédien certains
des meilleurs sketchs de l’émission Saturday Night
Live. Pour lui rendre hommage, c’est dans le même esprit
satirique que je propose ici de régler les problèmes
de notre système de santé en puisant directement dans
la potion américaine.
Vigile.net
Où est passé le sens critique?
Michel Rioux, syndicaliste. Le
Devoir, 12 mars 2004
Jamais de ma vie n’aurais-je cru me retrouver sur la même
longueur d’onde que Léon Courville. Un fossé,
un mur, pour ne pas dire un monde, nous séparent. Mais voilà
que la chose est arrivée à l’occasion d’un
texte
qu’il signait dans Le Devoir du 4 mars. Depuis des mois, flagorneurs
de service, faiseurs de courbettes, flatteurs en tout genre, thuriféraires
de l’ordre établi n’ont de cesse d’encenser
Denys Arcand et ses Invasions barbares. Mais où
se terrent-ils, les autres qui ne partagent pas cette lecture cynique
de notre société? Je me le demande depuis des mois.
LeDevoir.com
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