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Hydro-Québec et le Suroît


Centrale du Suroît:
y aurait-il de l’eau dans le gaz?

Yvan Dutil, astrophysicien, Le Devoir, 6 mars 2004

Les énergies renouvelables et les économies d’énergie apparaissent comme notre seule option.

Lors de l’annonce, le 6 février 2004, du renvoi pour examen du projet du Suroît devant la Régie de l’énergie, le gouvernement du Québec affirmait qu’il continuait de croire que le projet du Suroît faisait partie des solutions au déficit énergétique tel que présenté par Hydro-Québec ainsi que de sa responsabilité de ne pas mettre en péril la sécurité énergétique des générations futures.

De deux choses l’une: ou bien notre gouvernement a du mal à communiquer sa pensée (selon sa propre expression), ou bien il est mal conseillé. En effet, l’expression «générations futures» implique une durée minimale de 40 à 50 ans. Or, de l’avis de nombreux experts, il est bien peu probable que l’approvisionnement en gaz naturel sera assuré sur une période aussi longue en Amérique du Nord!
LeDevoir.com

 

Où s’en va la société d’État? – I
Jean-Francois Blain, analyste en énergie et coauteur de l’ouvrage Les Mauvais Coûts d’Hydro-Québec
Le Devoir, 26 et 27 février 2004

Hydro-Québec ignore les leçons du passé

Depuis 2001, on a poursuivi le siphonnage de nos réserves patrimoniales vers les États-Unis.

À la suite des données révélées par Hydro-Québec le vendredi 20 février 2004, les Québécois découvrent avec stupéfaction l’état critique de leurs réserves énergétiques patrimoniales, soit un manque de 40 TWh, équivalent à un trou de 2,4 milliards de dollars dans leur compte d’épargne collectif...

(…)

En matière de justification de son projet de centrale thermique, il s’agit du quatrième changement de discours de la société d’État depuis que le BAPE en a entrepris l’examen, à l’été 2002.

Par ailleurs, si vous croyez que le niveau des réservoirs au 1er janvier 2004 est alarmant, ce n’est rien en regard de la situation qui prévaut aujourd’hui même et de celle, encore pire, qui prévaudra le 1er mai prochain (date du plus bas niveau de remplissage du cycle annuel des réserves d’Hydro-Québec). L’ampleur véritable de cette situation, qui met en cause la responsabilité de nos gestionnaires -- en particulier celle de Thierry Vandal et André Caillé --, devra être évaluée avec la plus grande circonspection.
LeDevoir.com


Où s’en va la société d’État ? - II

Une rentabilité à remettre en question

Il faut s’interroger sur les bénéfices véritables des activités commerciales de la société d’État.

Hydro-Québec suggère de produire de l’électricité en brûlant du gaz naturel avec un taux d’efficacité énergétique de 58% et à un coût d’au moins 6,5¢ le kWh pour la revendre ensuite à 2,79¢ le kWh! En comparaison, le chauffage des bâtiments alimentés directement par Gaz Métropolitain atteint un taux d’efficacité de 90% et contribue à réduire la pointe de la demande hivernale d’électricité. L’option préconisée par Hydro-Québec ne tient pas la route.
LeDevoir.com


Le Comité stratégique de La Presse: Une mise en scène pour privatiser Hydro-Québec
Léo-Paul Lauzon et Pierre Dubuc, L’aut’journal, 27 février 2004

Dans son édition du samedi 21 février, La Presse publiait un gros dossier de quatre pleines pages d’un «comité stratégique» sur le développement économique du Québec (...).

Plutôt que d’être fiers de la seule véritable réussite économique du Québec, les sociétés d’État, ils concoctent un plan pour liquider la plus prestigieuse d’entre elles: Hydro-Québec.

Notre comité de sages propose d’augmenter les tarifs d’électricité au prix du «marché» – c’est-à-dire de l’Ontario et des États-Unis – et de verser les dividendes dans un Fonds d’infrastructures dont ils disent qu’il devrait être modelé sur le Heritage Fund de l’Alberta.

Nos sages sont de biens piètres maquignons. Le Heritage Fund s’est constitué à partir des redevances que payent les entreprises sur les exportations de pétrole et de gaz naturel, alors que leur Fonds Hydro-Québec sera alimenté par d’extraordinaires augmentations de tarifs aux consommateurs. Ils ont beau dire que ces augmentations s’appliqueront aussi aux entreprises, ils ne mentionnent pas qu’elles seront déductibles d’impôts, alors qu’elles ne le seront pas pour les individus.
Lautjournal.info

«Un Québec au travail»
Cyberpresse.ca


Les réservoirs d’Hydro-Québec émettraient des gaz à effet de serre
Charles Côté, La Presse, 18 février 2004

Les grands réservoirs d’Hydro-Québec émettent des grandes quantités de gaz à effet de serre (GES) et continueront de le faire pendant des décennies à venir, selon une recherche québécoise publiée dans la revue World Resources Review.
Cyberpresse.ca

 

 
Éolien


L’Arabie Saoudite de l’énergie verte

Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 28 février 2004

Le potentiel éolien du Grand Nord dépasse largement la production actuelle d’Hydro-Québec.

Des recherches récentes des services météorologiques d’Environnement Canada laissent entrevoir que le nord du Québec abrite trois des gisements éoliens les plus importants du Canada, voire de l’Amérique, si importants, en fait, qu’ils pourraient dépasser de plusieurs dizaines de fois l’ensemble de la production hydroélectrique actuelle de la province.
LeDevoir.com


Projet pour l’Évaluation de l’Énergie Eolienne (EOLE)

cmc.ec.gc.ca


Des éoliennes en Gaspésie

AAER installera son usine de construction à Matane
Le Devoir, PC, 4 mars 2004

«Cette localisation stratégique assurera les exportations d’éoliennes à l’extérieur du pays, notamment aux États-Unis.» De plus, AAER Systems soutient qu’elle «pourrait doubler ses investissements et sa création d’emplois lors de l’obtention de contrat de fabrication d’éoliennes pour les 1000 mégawatts d’Hydro-Québec».
LeDevoir.com

 

7 mars 2004 • Page 6/10