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Le mort aux dents


Pierre Falardeau: Québec veut des excuses
Radio-Canada, 6 mars 2004

Le cinéaste a créé un malaise dans les rangs souverainistes en publiant dans un journal indépendantiste largement soutenu par le Bloc québécois un texte virulent où il se réjouit de la mort de l’ancien directeur du journal Le Devoir et ex-chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan.
Radio-Canada.ca


L’enterrement du Bonhomme Carnaval
Pierre Falardeau, Le Québécois, vol. 4 no. 1
Texte reproduit dans le Voir, 19 février 2004

«L’imagination est plus importante que le savoir»
A. Einstein

Voilà enfin une bonne chose de faite! Claude Ryan vient de mourir. Ne reste plus qu’à l’embaumer et à fermer le couvercle. Avec sa belle tête de sous-diacre empaillée et mangée par les mites, il n’aura fait, en mourant, qu’officialiser une situation de fait qui perdurait depuis longtemps.

Les journalistes de service, qu’on a plutôt tendance à confondre avec des amuseurs publics, racontent que Ryan avait sombré dans le coma six jours avant de rendre l’âme. Ces chiens de garde du pouvoir, qui se prennent parfois pour le quatrième pouvoir, sont sûrement les seuls au Québec à ne pas s’être aperçus que le pape du journalisme était déjà dans un coma profond depuis au moins quarante ans. Faut avoir soi-même un encéphalogramme à plat pour participer à une telle campagne médiatique de béatification. Faut pas craindre de se salir les mains pour oser transformer en immense penseur ce politicien encore plus ridicule dans la vraie vie que le meilleur de ses imitateurs.
Voir.ca

 

 
Léon Courville et Les Invasions barbares



La vraie nature des Invasions

Léon Courville, Économiste, Le Devoir, 4 mars 2004

Pendant une grosse partie de sa vie utile, le film Les Invasions barbares nous a conviés à un suspense planétaire en attente de prouesses nouvelles dans une escalade que la consécration ultime de l’Oscar vient de suspendre.

Il est donc temps de revenir sur le contenu de ce film, totalement évacué du discours public et occulté par cette kyrielle de mentions et de prix prestigieux, qu’on a chéri à tout vent, stimulant la fierté unanime un peu à la manière de notre Maurice Richard d’autrefois.

Pourtant, en sillonnant le monde occidental qui fait de ses vedettes des jet-setters modernes, le film a nourri nos ambitions de reconnaissance grâce à la mondialisation qui fait de l’art une marchandise achetée et vendue comme du grain ou des avions, cette mondialisation qu’on décrit pour toutes sortes de raisons et à propos de tout et de rien parce qu’elle s’inscrit dans un sillon étroit de complot... Et le film Les Invasions barbares n’est pas sans surfer sur cette vague tout en la renforçant de ses propos réactionnaires et insidieux, projetant à la face du monde l’image d’un Québec corrompu, d’une société sans pitié et méprisante de la dignité humaine.
LeDevoir.com

 

 
Jean-Paul contre-attaque



Le recours collectif

Pour en finir avec une génération d’abus

Où sont nos milliards de dollars d’impôt?
Qui va payer pour ce fiasco?
Comment faire pour éviter que ça se reproduise?
Pourquoi les mêmes personnes profitent toujours du système?
Un seul outil valable (autre que le droit de vote)
pour les contribuables canadiens: le recours collectif
.
Jean-Paul.ca

 

7 mars 2004 • Page 4/10